Le IXème Congrès de la FSESP s’est tenu du 19 au 23 mai  dernier à Toulouse. La CGSP-ACOD a présenté trois résolutions au Congrès de la FSESP. Ces résolutions ont été adoptées à l’unanimité pour les deux premières, à l’unanimité moins 2 abstentions pour la troisième. Vous en trouverez ci-dessous les textes complets.

L’événement marquant de ce Congrès était sans conteste le départ de la Secrétaire générale Carola Fyschbach-Pyttel et de la Présidente, Anne-Marie Perret, toutes deux retraitées cette année.
Jan Willem Goudriaan, jusqu’ici Secrétaire général adjoint, endosse désormais le mandat de Secrétaire général, tandis que la Présidence sera assurée par Annelie Nordström, du syndicat suédois Kommunal.

Penny Clarke remplace Jan Willem Goudriaan au poste de Secrétaire général adjoint. Les mandats de commissaires aux comptes seront assurés par Catherine Blanc, de la CFDT (France) et par Martine Ugolini de la CGSP Admi, qui remplace ainsi à ce poste Josiane Dekoker, également pensionnée cette année.

Enfin, les candidats aux postes de vice-présidence du Comité exécutif reviennent à Françoise Geng, de la CGT (France), à Isolde Kunkel-Weber d’EGÖD (Autriche), à Mikhail Kuzmenko du Syndicat des travailleurs de la Santé de Russie, et à Dave Prentis de Unison (Royaume-Uni).

Résolutions déposées

1) Pour un audit citoyen de la dette publique dans les Etats européens

Depuis plusieurs années, dans de nombreux Etats européens, nous assistons à l’approfondissement de la spirale « dette – déficit – austérité ». Nous assistons dans le même temps, conséquemment à cette spirale, à l’appauvrissement croissant d’une grande partie de la population européenne, sans que la situation ne montre le moindre signe d’amélioration.

Le diktat asséné à tous vents selon lequel « il faut rembourser la dette » a acquis dans les médias une aura d’évidence.

Or, l’augmentation récente de la dette publique et, conséquemment, de la part du budget allouée à son remboursement, a deux causes principales : d’une part, le sauvetage des institutions bancaires à grands frais et sans conditions lors de la débâcle bancaire de 2008, et d’autre part, la crise économique qui a découlé de la crise financière et de ces décisions politiques inopportunes. Le tout aggravé par des politiques fiscales désastreuses.

Suite de la présentation : cliquez ICI

Texte complet de la résolution en PDF : cliquez ICI

2) Pour un renversement des priorités en matière de droit européen

Depuis le début de sa création, l’Union européenne a été façonnée sous l’angle prioritaire de la construction d’un marché unique, adoptant les principes de l’économie néolibérale ainsi qu’une sévère doctrine monétaire.

Néanmoins, sur bon nombre d’aspects, cette construction européenne a constitué et constitue une avancée notoire dans l’identification à des principes et valeurs communs. L’élection du Parlement européen au suffrage universel et l’élargissement des compétences de celui-ci, l’intégration de la Charte des Droits fondamentaux au Traité de Lisbonne et l’adhésion prochaine à la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales constituent autant d’avancées effectives vers la création d’une Europe des droits.

Cependant, les différents traités de gouvernance économique ratifiés dans le cadre d’un redressement des finances des Etats de l’Union sont actuellement imposés aux Etats membres au détriment de la sauvegarde de l’emploi, du respect des droits de l’homme, de la protection sociale et des négociations salariales.

Suite de la présentation : cliquez ICI

Texte complet de la résolution en PDF : Cliquez ICI

3) Pour une présence accrue de normes sociales et environnementales contraignantes dans les accords de commerce européens bilatéraux et multilatéraux

Suite à l’échec répété des négociations de l’OMC dans le cadre du Cycle de Doha, l’Union européenne et ses Etats membres ont depuis plusieurs années axé leur politique commerciale extérieure sur la conclusion d’accords bilatéraux de libre-échange et d’accords bilatéraux d’investissement avec des régions ou pays tiers ;

La mise en œuvre de nombreux de ces accords a mené, dans la plupart des cas, à une détérioration du niveau de qualité, de sécurité et d’accessibilité, d’égalité de traitement et de promotion de l’accès universel et des droits des utilisateurs des services publics, via leur libéralisation et leur privatisation ;

Les accords de libre-échange ont également mené, dans de nombreux cas, à la détérioration des conditions de vie et de travail des populations concernées. Pertes d’emploi, volatilité des prix des denrées alimentaires, augmentation du contrôle des entreprises transnationales sur les services et les ressources naturelles, non reconnaissance des droits humains économiques, sociaux et culturels et des droits syndicaux, sont autant de conséquences de ces accords.

Suite de la présentation : cliquez ICI

Texte complet de la résolution en PDF : Cliquez ICI

Pour suivre au jour le jour le déroulement du IXème Congrès de la FSESP en images, textes et vidéos : http://www.epsucongress2014.eu/

Le IXème Congrès de la FSESP s’est tenu du 19 au 23 mai  dernier à Toulouse.

 

L’événement marquant de ce Congrès était sans conteste le départ de la Secrétaire générale Carola Fyschbach-Pyttel et de la Présidente, Anne-Marie Perret, toutes deux retraitées cette année.

Jan Willem Goudriaan, jusqu’ici Secrétaire général adjoint, endosse désormais le mandat de Secrétaire général, tandis que la Présidence sera assurée par Annelie Nordström, du syndicat suédois Kommunal.

 

Penny Clarke remplace Jan Willem Goudriaan au poste de Secrétaire général adjoint.

 

Les mandats de commissaires aux comptes seront assurés par Catherine Blanc, de la CFDT (France) et par Martine Ugolini de la CGSP Admi, qui remplace ainsi à ce poste Josiane Dekoker, également pensionnée cette année.

 

Enfin, les candidats aux postes de vice-présidence du Comité exécutif reviennent à Françoise Geng, de la CGT (France), à Isolde Kunkel-Weber d’EGÖD (Autriche), à Mikhail Kuzmenko du Syndicat des travailleurs de la Santé de Russie, et à Dave Prentis de Unison (Royaume-Uni).